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Mise à jour :
28 juin 2005

© pierre salducci - 2002

 

J o u r n a l   d e   l ' i n f i d è l e

 

C'est dans Journal de l'infidèle que le personnage de Pierre Fortin trouve sa pleine dimension pour la première fois. Le livre ne parle que de lui et c'est l'occasion d'une véritable enquête sentimentale dans le cadre du Paris gai des années 80, rendu euphorique par le premier septennat mitterrandien.

  • Là encore, le titre fait appel à une antinomie en juxtaposant deux notions contraires, le «journal» symbole même de la fidélité, de la persévérance, et de l'attachement, et «l'infidèle», l'être de tous les empêchements, des renoncements et de la trahison. 

Depuis toujours la religion, le discours social, les livres et les films font l'éloge de la fidélité tandis que l'infidélité est toujours pointée du doigt, présentée comme une honte, un défaut ou une trahison. Pourtant, on sait bien que, dans la vie, ce n'est pas si simple. Non seulement l'infidélité existe, mais certaines personnes la revendiquent même comme une forme d'équilibre. Si ce n'est que cela se fait en silence, dans l'ombre et le mensonge.

  • «Dans Journal de l'infidèle, j'ai voulu parler de ce statut de l'infidélité.  
    Je me suis demandé s'il n'existait pas une sorte de grandeur à être infidèle, tout comme il existe une grandeur à être fidèle.»

Mon personnage décide d'adopter l'infidélité comme nouvelle philosophie et je l'observe se débattre avec ses valeurs, ses ambitions, ses contradictions et ses regrets. Je ne juge pas. Je n'apporte aucune réponse. Mais je reste convaincu que l'infidélité méritait qu'on lui consacre un jour un roman. Parce que nos infidélités nous parlent beaucoup de nous, que l'on soit gai ou pas.

Pour en savoir plus, lisez la petite histoire du livre

Couverture "Journal de l'infidèle" Tiraillé entre les restes d'une relation sur le déclin et son aspiration à vivre toujours plus intensément, un jeune professeur de collège se lance en quête d'une nouvelle sincérité amoureuse.

Sans vouloir perdre Jean, qui représente son passé et une certaine sécurité affective, il rêve de passion et de goûter les sensations d'une vie de plaisirs.

Dès lors, dans un temps rapproché, il rencontre Christophe, puis Kamel, un des étudiants de son collège; tous deux exercent sur lui la fascination de la nouveauté.

Christophe vit en communauté, sans attache, et n'aspire qu'à fuir dans un pays de fumée. Kamel, plus jeune, habite encore chez ses parents et subit l'influence de ses  origines maghrébines.

Ainsi, sans en être jamais informés, Jean, Christophe et Kamel vont se retrouver malgré eux au coeur d'un quatuor amoureux intense et désordonné.

En passant d'un garçon à un autre, confronté à tant de modes de vie différents, l'équilibre est-il possible ? À qui donner la priorité ? Les sentiments peuvent-ils se superposer à l'infini sans se nuire ? Et comment faire la part entre l'instinct et la raison ?

De manigances en compromis, de victoires en défaites, le narrateur du Journal de l'infidèle fait l'expérience de lui-même à travers les autres. Il part à la recherche de sa vérité en gardant pour guide son unique obsession : Et si le bonheur ne passait plus par l'amour ?

Éditions Vents d'Ouest (Hull, Québec), 2000, 200 pages.


Ce qu'en a dit la critique

 

Avec Journal de l'infidèle s'affirme un auteur de talent. D'une facture léchée et classique, l'écriture se fait pourtant très moderne par ses procédés. Dynamique, inventive, tantôt nerveuse et rythmée, tantôt ample et déliée, elle colle de près au vécu du narrateur. Brèves ou percutantes, ou se déployant en longues périodes complexes, les phrases coulent toujours avec aisance, superbement articulées. 

André Simard, RG, Montréal, Québec, juin 2000.


Pierre Salducci a l'écriture au ventre. L'écriture laboratoire, l'écriture expérimentation, elle est pour lui une recherche constante, un lieu d'interrogation, une volonté de fouiller la psyché pour en dévoiler la complexité. […] Faisant fi de toute la littérature psycho-contrôlante qui ne cesse d'encadrer et d'étudier avec une grille d'analyse le désir, Pierre (Salducci) Fortin propose la confrontation sur le terrain, le corps à corps au propre comme au figuré avec l'autre. Un combat que chacun se doit de livrer avec soi-même quant à la manière de vivre ses amours et ses désirs.

Éminemment gai, Journal de l'infidèle parcourt les questionnements sur nos modes de vie et en propose une approche singulière. Éducation sentimentale mais sans modèle, car on n'apprend pas aux gais comment aimer son semblable, ni comment gérer ses désirs et ses émotions.

Denis-Daniel Boullé, Fugues, Montréal, Québec.


Quand enfin je commence à le lire, je ne le quitte plus. [...] Pierre Salducci nous emporte avec une grande maîtrise au coeur même de nos vaines espérances. 

Michèle Comtois, Accès Laurentides, Québec, 14 juillet 2000.


On accède à un dépouillement émotionnel bien verbalisé et motivé par une urgence d'écrire «fictionnalisée». Bref, le Journal de l'infidèle offre une lecture de réflexion […].

Stéphanie Loranger, Zone Outaouais, Hull, Québec, août 2000.


Ce roman est en réalité une belle introspection où le narrateur expérimente de nouvelles avenues amoureuses afin de mieux se connaître lui-même. Il me semble tout à fait juste de voir que la relation du couple homosexuel est confrontée aux mêmes dangers que ceux que rencontre le couple hétérosexuel.

Bernard Tremblay, Québec français, n° 120, Québec, Québec, hiver 2001.



Tout le roman est une profonde réflexion sur la relation de couple, une analyse parfois très dense qu'il faut lire à petites doses.

Paul-François Sylvestre, L'Express, Toronto, Ontario, 23 au 29 mai 2000.

 

C'est Pierre Salducci qui signe aux éditions Vents d'Ouest Journal de l'infidèle, un roman dont on dit qu'il affirme un auteur d'un exceptionnel talent.

Pierrette Roy, La Tribune, Sherbrooke, Québec, samedi 13 mai 2000.

 

Ce n’est pas un couple, mais bien un quatuor d’hommes qui orchestre les différents mouvements de cette vaste histoire d’amour. Ce nouvel épisode des aventures de Pierre Fortin offre une puissante réflexion sur la fidélité et la nature complexe des rapports amoureux.

Christian Saint-Pierre, La Voix du Village, février 2004 (repris sur le site gaybek.com)

 

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En lire plus sur Journal de l'infidèle
La première préface ] La petite histoire du livre ] L'étude de Jean-François Quirion ]

 

 

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